mercredi 28 novembre 2007

La préparation de la reconquête idéologique

Cet article a été publié dans le n°42 de la revue Aide-mémoire d'octobre-novembre-décembre 2007, p.7

On peut retrouver la liste de mes articles publiés dans cette revue ici

Tel père, tel fils.

Jacques Ploncard D’Assac est né le 13 mars 1910 à Chalon-sur-Saône. Marqué très jeune par les écrits d’Edouard Drumont[1] et de Charles Maurras[2], il rejoint les rangs de l’Action Française alors qu’il n’a que 17 ans. Neuf ans plus tard, en 1936, il change de parti et rallie le Parti Populaire Français (PPF) nouvellement créé par Jacques Doriot. Décoré de la Croix de Guerre pour son action durant la guerre de 1939-1940, Ploncard d’Assac s’implique dès le lendemain de la défaite dans le gouvernement de Vichy dirigé par le Maréchal Pétain. Avec Henry Coston et Bernard Faÿ il travaille au dépouillement des archives maçonniques et devient ainsi un « spécialiste de l’action occulte de la Franc-Maçonnerie et des lobbies » pour reprendre les termes d’un de ses biographes[3]. Décoré de la Francisque, Ploncard d’Assac anticipe la fin de la guerre et se réfugie au Portugal où il devient un des conseillers de Salazar. Il échappe ainsi à trois condamnations à mort. Au Portugal, il multiplie les activités de propagande via la radio « La Voix de l’Occident » et une production écrite pléthorique dont de nombreux titres seront traduits en plusieurs langues. Il profite des lois d’amnistie proclamées sous la présidence de Georges Pompidou pour revenir en France. Il y poursuit inlassablement son combat dans des journaux comme Jeune Nation ou Aspect de la France, centrant principalement son propos sur la dénonciation des ennemis qui se cachent au sein de l’église et des mouvements nationalistes. Avec son décès le 20 février 2005 le nom de Ploncard d’Assac ne disparaît pas du paysage de l’intégrisme catholique français puisque son fils, Philippe, avait repris depuis plusieurs années les mêmes lubies que son père. Philippe, qui dans son ouvrage Le nationalisme français, préfacé par le vieil ami de son père Henry Coston, fait cette dédicace significative : « A mon père qui resta fidèle à ses idées et qui su m’en faire comprendre la vérité »[4]. Le fils, proche des intégristes de la Fraternité St-Pie X, a tellement repris les délires complotistes de son père qu’il dénonce surtout l’influence des forces du mal et de la Maçonnerie au sein de l’extrême droite française, à tel point qu’il s’oppose à Alain de Benoist, et se fait interdire d’antenne à Radio Courtoisie.

Une filiation évidente

On le voit avec cet aperçu biographique, le pedigree de Jacques Ploncard d’Assac en fait une des personnes centrales dans le maintien de l’idéologie d’extrême droite après la débâcle subie en 1944-1945. Son parcours et ses écrits sont particulièrement significatifs d’une volonté de ne pas se résigner à la défaite et de préparer le terrain à un retour à l’avant plan de l’extrême droite en maintenant le plus vivant possible l’héritage des années 30-40. Les jeunes ont droit à la vérité… est un livre qui synthétise assez bien cette démarche[5]. Des Lumières à l’Epuration, en passant par la Révolution Française, la « vraie » France a toujours lutté contre les mêmes ennemis. C’est ainsi que « Ces francs-tireurs préfigurent les « partisans » de la Seconde Guerre mondiale ; comme cette Commission départementale jacobine de Marseille, qui a créé une garde civique et moleste « tous les citoyens suspects d’esprit réactionnaire », préfigure les Comités de Libération et d’Epuration. Cela servait-il les intérêts de la France ? »[6]. Outre ces rapprochements entre les époques sur lesquels nous reviendrons, Ploncard d’Assac démontre bien sa filiation dans ses références. Ainsi lorsqu’il déclare que « Drumont est mon maître »[7] et que la lecture à l’âge de 16 ans du livre de ce dernier, la fin d’un monde, fut une révélation. Ses autres références sont des classiques comme De Maistre, Bourget, Bainville, Maurras ou encore Maurice Barrès « qui avait bien vu, lui, que la bataille des Idées serait longue et que personne ne la gagnerait pour nous (…) La Révolution nationale fut la dernière tentative d’arrêter « le vaste effort de décomposition » entamé depuis la Révolution française. »[8]. Son contemporain Marcel De Corte[9] reçoit également ses faveurs, tout comme Léon Daudet dont il reprend les trois erreurs fondamentales issues de la révolution de 1789, à savoir l’utopie du progrès, la lutte des classes et le gouvernement du peuple par le peuple.

La décadence « gauchiste »

1789 est considéré comme un tournant important qui consacre la décadence de la France et contre laquelle la lutte n’a toujours pas cessé. Mais 1789 n’est pas dû au hasard. « Rien de ce qui arrive aujourd’hui et marque une décadence évidente, n’est apparu subitement. Le mal a cheminé longtemps souterrain, masqué, honteux et puis, lorsqu’il eut secrètement contaminé assez de consciences, il s’est étalé avec impudeur et s’est proclamé : Progrès »[10]. Jacques Ploncard d’Assac développe ainsi un rejet total du « scientisme » qu’il considère comme le fils pédant de l’encyclopédisme. Cette diffusion des idées est clairement le produit d’un complot des sociétés secrètes en faveur des idées démocratiques : « Des millénaires à Karl Marx et aux progressistes chrétiens, qui ne voit circuler le même esprit de révolte ? »[11]. De ce développement, « Il apparaît évident aujourd’hui que la Révolution ne rencontre pas de résistance chez les Souverains d’Europe parce que ses idées fondamentales, diffusées par la Maçonnerie, avaient gagné les Cours elles-mêmes et qu’elle avait partout des adeptes connus ou secrets. »[12]. Le succès de ce complot sera accentué par le suffrage universel. « Ainsi, un des premiers effets de la république, pourtant ouverte à tous par le suffrage universel, est la prolifération des sociétés secrètes, la soumission des militants aux supérieurs inconnus des Loges maçonniques. C’est que, ce suffrage, il s’agit de le manipuler »[13]. Et de condamner l’illusion du Suffrage Universel : « Sous prétexte de soustraire l’électeur aux influences du château et de la cure, on va le soumettre aux promesses de candidats qu’il ne connaît point. Ce que le suffrage a de légitime disparaît. Il ne va plus être qu’un procédé pour dégager une majorité artificiellement fabriquée par la publicité. »[14].

Retenant les leçons de Barrès, mais aussi l’exemple de Marx dont il retient qu’il n’a pas hésité à attendre des jours meilleurs en continuant inlassablement à propager ses idées, Ploncard d’Assac considère que l’influence de l’écrit et des livres est énorme. C’est pourquoi il aura une telle production et qu’il décrit les raisons du lancement au début de 1969, d’une lettre politique[15] destinée à influencer et à fédérer les cercles de réflexions qui réfléchiront ainsi à l’élaboration d’une doctrine cohérente et la diffuseront. Cette Lettre Politique paraissait tous les quine jours et se devait « de montrer, derrière les événements, les idées, les positions d’où procède l’action »[16]

Un projet d’extrême droite

Cette doctrine soutient un projet politique clair qui tourne autour d’une question centrale : « Il n’y a là, qu’un aspect local du débat fondamental ouvert par la Révolution française : l’homme est-il maître de faire les lois à son gré ou est-il, de par sa nature même, soumis à des lois dont toute violation entraîne la désagrégation de la société ? »[17]. Pour répondre à cette question, « (…) il y a deux portes : à gauche, le glissement logique du système ; à droite, côté nationaliste, la réaction contre le système et son écoulement gauchiste. Il n’y a donc qu’une seule attitude réellement révolutionnaire – parce que contre-révolutionnaire - : celle de la droite nationaliste »[18]. Cette réponse est une évidence pour Ploncard d’Assac : « Il faut en sortir par la droite, si l’on veut bien entendre par là une conception de la société conforme à la loi naturelle, basée sur l’expérience, sur la mémoire héréditaire des siècles, qui est la tradition, sur la politique expérimentale. C’est la seule manière de s’en sortir. A gauche, on va trouver une idéologie née d’autres idéologies, on ne collera jamais au réel. »[19]. Nous en revenons donc au fondement de l’extrême droite, c'est-à-dire le respect des lois dites naturelles que nous avons si souvent rencontré dans cette chronique.

Notes


[1] Voir notre article Un populisme du 19e siècle in Aide-mémoire n°29 de juillet-août-septembre 2004.

[2] Voir notre article De l’inégalité à la monarchie in Aide-mémoire n°33 de juillet-août-septembre 2005.

[3] Les éléments biographiques sont tirés des sites Internet suivant : http://henridefersan.blogspot.com (blog du Parti Français Chrétien) et www.renouveaufrancais.com deux sites à la connotation politique évidente.

[4] www.six-février.com. Le nom de ce site fait référence au 6 février 1934, date mythique de l’extrême droite française dont nous avons déjà parlé dans notre article sur Tixier-Vignancourt : La cohérence d'un engagement in Aide-mémoire n°40 d'avril-mai-juin 2007

[5] Jacques Ploncar d’Assac, Les jeunes ont droit à la vérité… Lisbonne, La voix de l’occident, 1970, 251 p. La version que nous possédons est dédicacée par l’auteur à Lisbonne le 20 avril 1970.

[6] p.199

[7] p.21

[8] p.42. Rappelons ici que la « Révolution nationale » est le terme utilisé par ses partisans pour désigner le régime collaborationniste établi à Vichy par Philippe Pétain.

[9] Voir notre article L’extrême droite n’a jamais cessé d’exister in Aide-mémoire, n°32 d’avril-mai-juin 2005.

[10] p.8.

[11] p.32

[12] p.86

[13] p.172.

[14] p.168.

[15] Il s’agit de brochure d’un format de 180 x 117mm font une vingtaine de pages. Nous en possédons 3 exemplaires nous permettant d’affirmer qu’il y eut au moins 72 numéros vendus au prix de 5 frs.

[16] Quatrième de couverture.

[17] p.99

[18] p.20. Sur la théorie de la contre-révolution, voir notre article sur Château-Jobert La pensée « contrerévolutionnaire », n°36 d’avril-mai-juin 2006.

[19] p.25

samedi 10 novembre 2007

Quand la quête éperdue de croissance tue la planète !

La Libre Belgique a publié ce samedi 10 novembre en page 37 un nouveau texte du collectif Le Ressort que je cosigne avec Yannick Bovy, Didier Brissa, Pierre Eyben, Christian Jonet, Michel Recloux, Olivier Starquit. Comme pour notre texte sur la relance du haut-fourneau à Seraing, Le Soir s'est également montré interessé mais demandait des coupures.

Il est des notions dont la terminologie même nuit à leur diffusion et à leur appréhension, aussi fondées soient-elles. Il en va ainsi de la « décroissance ».
En ces temps de début de prise de conscience du réchauffement climatique, les penseurs de la décroissance fournissent pourtant deux outils bien utiles : un démontage des notions de croissance et de PIB (Produit intérieur brut) pour mesurer l'évolution d’une société, et une critique acérée du productivisme capitaliste conduisant à la surproduction.

Du PIB…

D’une part, chacun du nous peut mesurer que la croissance du PIB n’est plus (si elle l’a jamais été) un instrument de mesure pertinent du bien-être dans une société. Le PIB mesure tout ce qui génère de la plus value dans l’activité économique, qu’il s’agisse de la construction d’un hôpital ou des conséquences du crash d’un Boeing ! La convention trompeuse qui fait du PIB un indicateur pertinent du progrès économique et social date de la période des « 30 glorieuses » (+/- 1945 – 1975), quand la part des salaires suivait une courbe ascendante parallèle à celle du Produit Intérieur Brut. Au contraire, depuis le début des années ’80, cette part des salaires n’a cessé de diminuer, au profit de la part du rendement du capital (les actionnaires). D’autres instruments, tel l’Indice de Développement Humain [i](IDH) ou l’Indicateur de Pauvreté Humaine, fournissent des mesures bien plus complètes car elles prennent également en compte d’autres facteurs fondamentaux tels que la qualité et l'accès à l’enseignement, l’accès aux soins de santé, l’espérance de vie, l’égalité hommes-femmes, etc. Ce qui plaît beaucoup moins aux « économistes » néolibéraux…

…et des besoins

D’autre part, pour maintenir son profit, le modèle économique capitaliste a besoin d’un marché sans cesse en expansion. Il ne lui suffit plus de « répondre aux besoins », il lui faut non seulement produire toujours plus en étendant son marché, mais aussi augmenter à la fois le « turn over » des produits et créer de « nouveaux besoins ». C’est là qu’intervient son service propagande : la publicité. En Belgique, c’est 2,8 milliards en 2006 soit +75% en 2 ans[ii] qui se répercute dans le prix des produits. La publicité cherche à nous convaincre d’absolument remplacer notre téléphone portable de l’année dernière par ce nouveau modèle « qui possède ce petit plus » essentiel à notre existence …
A tel point que ce qui caractérise le plus notre modèle économique, c’est d’être une société de surproduction de biens matériels. Biens matériels particulièrement consommateurs d’énergie fossile et de matières premières non renouvelables, qui ne répondent en outre, la plupart du temps, qu’à des « besoins » artificiellement créés. Pour entretenir le modèle, le crédit à la consommation s’est généralisé, et si cela permet d’augmenter les volumes des ventes, c’est aussi un formidable outil de contrôle social, car qui peut encore mener une grève de longue durée quand il peut à peine rembourser ses crédits à la fin de chaque mois ?
C’est ce modèle économique qui est à l’origine à la fois de l’inégalité dans la répartition du bien-être et des richesses sur la planète, mais aussi qui entraîne les dérèglements climatiques dont nous commençons seulement à voir les premières funestes manifestations. En matière de ressources non renouvelables, si tous les habitants de
la Terre consommaient au même rythme que nous, Européens, il nous faudrait les ressources de 3 à 5 planètes[iii]. Si l’on regarde le rythme de consommation des Etats-Unis, c’est le double qui serait nécessaire[iv]. On voit bien qu’à ce rythme nous courons droit dans le mur, et la distance qui nous en sépare n’est plus que de quelques millimètres. Si nous voulons que les conditions mêmes de survie de l’espèce humaine perdurent, notre modèle de consommation devra nécessairement décroître !

« Avoir » : toujours « plus » ou « mieux » ?

« Décroître », voilà le mot qui fait peur, et pas seulement aux tenants de l’économie de marché libre et non-faussée. En effet, notre imaginaire culturel est contaminé non seulement par l’impression que c’est la quantité (et non la qualité) de biens matériels que nous possédons qui fait notre bonheur, mais aussi par l’idée que notre capacité (nos emplois) à en acquérir plus dépend de ce rapport surproduction/surconsommation… Pendant ce temps, chaque Belge jette en moyenne 20% des denrées périssables qu’il achète ; la durée de vie des produits que l’on nous vend ne cesse de se réduire (et c’est fait « pour », afin de nous en faire acheter plus rapidement de neufs) ; nous continuons à accumuler des montagnes de détritus ; à envoyer toujours davantage de voitures et de camions sur les routes et d’avions dans les airs ; etc.
Et pourtant, il n’y a pas là de fatalité, pas plus que nous ne risquons de voir notre bien-être s’évanouir dans le cadre d’une société de décroissance. Au contraire : l’un des fondements d’une telle société est l’articulation entre une relocalisation de la production, une production de qualité durable répondant aux besoins véritables, et un développement des services aux personnes

Alter-développement

Explicitons notre propos par quelques exemples :
- En rapprochant de petites unités de production des lieux de consommation, non seulement nous lutterons contre le réchauffement climatique (en réduisant drastiquement les transports, gros consommateurs d’énergie fossile, en remplacement desquels les agro-combustibles
[v] ne sont qu’un mirage, sans parler de la non prise en compte de leur empreinte écologique globale) mais également sur l’emploi de proximité (d’où vient ce que nous consommons ? nos textiles fabriqués en Chine à 80%, nos fruits et légumes venus en grande partie d’autres continents, etc.). De la manufacture à l’agriculture (d’autant plus si elle est « bio »), la relocalisation est une grande génératrice de main d’œuvre ;
- Aujourd’hui la plupart des grandes entreprises de production ont un service chargé de « programmer l'obsolescence » des produits ou de les rendre « non-réparables », c'est à dire dont la fonction unique est de limiter dans le temps leur durée de vie. Dans certains cas, c'est au détriment de notre santé qu'on réduit le coût de production, comme l’a démontré encore dernièrement un reportage de la RTBF
[vi] – il faut mettre fin à cette logique mortifère et faire de la durabilité et de la recyclabilité des normes de fabrication obligatoires.
- Notre enseignement est « malade », les classes sont trop peuplées pour que les enseignants aient le temps de s’occuper de tous, nos infirmières croulent sous la surcharge de travail, notre région manque de crèches, le vieillissement de la population nécessite toujours plus d’encadrement, nos services publics sont vidés de leur substance (et de leur personnel), certaines activités économiques sont rendues impossibles par la concurrence issue de la globalisation, la culture reste un « produit » de et pour privilégiés tant du point de vue de son accès que de sa création… Le bien-être peut passer par bien d’autres choses que l’acquisition de biens matériels, et donc la revendication du monde du travail ne doit plus passer uniquement par des augmentations de salaire mais au contraire par une plus grande socialisation des richesses.
Pour en arriver à ce modèle d’alter-développement, c’est dès à présent qu’il faut amorcer une véritable révolution écologique et sociale des mentalités. Chaque jour qui passe apporte davantage d’éléments de preuve que notre mode de vie d’aujourd’hui condamne tout simplement la vie de demain.
La décroissance EST inévitable, mais sera-t-elle socialement juste ? Si les progressistes ne s’emparent pas rapidement de la question, le capitalisme, avec son extraordinaire capacité de récupération, le fera et uniquement au profit des privilégiés (revoyez ce film prophétique, Soleil Vert).
Pourtant, en dehors de cercles environnementalistes restreints d’écologistes et économistes militants, la question de la décroissance soutenable reste relativement tue, sans doute en partie à cause du terme « décroissance » lui-même. C'est pourquoi les membres du Collectif Le Ressort[vii] signataires de ce texte espèrent, par celui-ci, contribuer à populariser la réflexion sur le sujet. Et c'est pourquoi ils se déclarent, dès à présent et ouvertement, Objecteurs de croissance capitaliste.

Notes

[i] Rapport Mondial sur le Développement Humain http://hdr.undp.org/reports/global/2005/francais

[ii] Sources : CIM (Centre d’Information sur les Médias http://www.cim.be/) La pub, combien de divisions ? http://blog.demonteursdepub.be/20070612_La_pub_combien_de_division

[iii] Si tous les terriens avaient le rythme de consommation des belges, les ressources naturelles de 5 planètes seraient nécessaires… alors qu’en 1970, nous, belges, ne « consommions qu’une planète ». L’idée derrière ces chiffres est qu’il ne s’agit pas de retourner au temps des cavernes pour être écologiquement responsable.

[IV] "Décroissance soutenable : Une solution globale aux dégâts écologiques et sociaux causés par notre système ?" http://acontrecourant.be/1459.html

[v] Dossier sur les agro-combustibles http://mouvements.be/themes/agro_combustibles.html

[vi] « Question à la Une » du mercredi 17 octobre 2007.

[vii] Le site du collectif http://ressort.domainepublic.net/spip

lundi 5 novembre 2007

Un Onze Novembre, Pour Qui ? Pourquoi ?

C'est sous cet intitulé (un peu étrange j'en conviens) que je suis invité en compagnie de Jérôme Jamin à prendre la parole sur la question de l'extrême droite, son histoire, son idéologie et son actualité le samedi 10 novembre 2007 à 20h30 au Centre Culturel d'Engis, rue du Pont n°7 à 4480 Hermalle-sous-Huy.