jeudi 30 août 2007

Trustons l'enseignement

La Libre Belgique du mercredi 29 août a publié en p.29 dans sa rubrique "débats" un texte que j'ai cosigné dans le cadre du Mouvement Le Ressort. Ce texte consacré à la question de l'enseignement a malheureusement été amputé de deux extraits, dont le dernier paragraphe, et ce sans que nous n'en soyons averti. Vous pouvez retrouver l'intégralité du texte ici.

dimanche 26 août 2007

Triangle rouge

Depuis de nombreuses années, le triangle rouge est le symbole de la lutte contre l’extrême droite. Il est ainsi depuis longtemps l’emblème du Front Antifasciste et de l’asbl Les Territoires de la Mémoire. Cette année, il a connu une ampleur de diffusion inégalée suite à la campagne Triangle rouge qui vise à « lutter contre les idées d’extrême droite ».

Précisons d’abord que si ce symbole est de forme triangulaire et de couleur rouge, ce n’est pas parce que la Franc-Maçonnerie et/ou le Parti socialiste seraient derrière les associations qui le diffusent, mais bien en raison du fait qu’il était le signe distinctif instauré par les Nazis pour les prisonniers politiques dans les camps de concentration et d’extermination. C’est donc l’insigne que les personnes qui s’étaient opposées par conviction au Nazis devaient porter sur leur uniforme concentrationnaire. En boutade nous dirions que les réclamations qu’expriment parfois des libéraux ou des catholiques bon teins sur la forme et sur la couleur sont à adresser à feu Adolf Hitler.

Plus sérieusement j’ai eu récemment la confirmation que le Triangle Rouge était un symbole qui eu une autre signification : celle d’affirmer la revendication des 3 x 8 heures (voir à ce sujet mon texte sur le 1er mai) à la fin du 19e siècle. Le fait est évoqué de la manière suivante par Michel Rodriguez : « D’autres signes relèvent de la symbolique du rouge, dès la première célébration. A Paris, de petits triangles en cuir rouge – allusion aux trois huit – sont fabriqués en grande quantité pour que le manifestant puisse se distinguer de l’homme de la rue » [1]. Si cette citation était plus fiable que les mentions que j’avais jusqu’alors pu lire sur des sites Internet qui, comme c’est bien trop souvent le cas, ne mentionnaient aucune de leurs sources, il me manquait encore un élément de première main. J’en ai retrouvé un la semaine dernière au hasard d’un dépouillement de presse à l’Université de Liège.

Dans La Gazette de Liège, journal de la droite catholique réactionnaire (ce qui à l’époque était double un pléonasme) du 25 avril 1890 on trouve l’information suivante : « Le 1er mai. Dix mille affiches vont être placardées à Paris. Elles seront imprimées sur papier rouge. Elles portent en tête : Fête du travail. La pétition des chambres syndicales et des groupes socialistes de France sera portée, le 1er mai, à la chambre des députés par une délégation. La délégation partira de la place de la Concorde à 2 heures de l’après-midi. L’insigne adopté par les manifestants est un petit triangle en cuir rouge dans lequel se trouve cette inscription : « 1er mai, 8 heures de travail ». On remarquera l’orthographe particulière du mot : heures. Cette orthographe et les caractères, qui ne sont certainement pas français, laissent facilement voir que la matrice a été fabriquée en Suisse ou en Allemagne. L’insigne se vendra 5 centimes. (…) »[2].

Je ne manquerai pas d’actualiser ce texte si je venais à recueillir de nouveaux éléments.

Notes

[1] Le 1er mai présenté par Michel Rodriguez. Collection Archives, Paris, Gallimard, 1990, p.158 [2] La Gazette de Liège, vendredi 25 avril 1890, p.1, col.1.

jeudi 23 août 2007

Du socialisme au fascisme

J’ai actualisé le message « Chronique sur les écrits d’extrême droite » posté le 20 juillet 2007 en y ajoutant le dernier article publié dans le n°41 de juillet-août-septembre 2007 de la revue Aide-mémoire. Ce texte est basé sur le livre de Marcel Déat, Le parti unique, Paris, Aux armes de France, 1942.

mercredi 22 août 2007

Salut et Fraternité

Dans le cadre de mes activités professionnelles, je suis membre depuis 2006 du comité de rédaction de Salut et Fraternité, l'organe trimestriel du Centre d'action laïque de la province de Liège. Cela m'amène à y rédiger régulièrement des textes que j'ai décidé de placer sur ce blog et que l'on retrouvera principalement dans la rubrique "Laïcité" :
- Il faut refaire des médias une question politique dans le n°57
- Vers une laïcité sociale et internationaliste dans le n°59
- La Laïcité, outil d'émancipation dans le n°59
- 8 ans déjà, je ne l'accepte toujours pas dans le n°59
- Interview de Jean Baubérot dans le n°64

lundi 13 août 2007

L'assassinat de Julien Lahaut

Ce samedi 18 août 2007, cela fera 57 ans que Julien Lahaut a été assassiné à son domicile par des membres de l’extrême droite belge proche des milieux royalistes défendant Léopold III. Retour sur le parcours d’un militant exemplaire au moyen d’un texte que j’avais publié, sous le titre Derrière le mythe, le militant, dans Espace de Libertés n°288 de février 2001. Ce texte est un des premiers que j’ai rédigé sur base de travaux effectués dans le cadre de la réalisation d’une exposition consacrée à Julien Lahaut par l’IHOES suite à une commande de la ville de Seraing pour les commémorations du 50e anniversaire de son assassinat. On trouvera ci-dessous une version remaniée, intégrant des éléments de l’article que j’avais publié dans le n°7 de juillet 2005 du Drapeau rouge qui avait consacré un mini-dossier à Julien Lahaut à l’occasion du 55e anniversaire de sa mort.
Le 18 août 1950 est une date peu connue de l’histoire de Belgique. Pourtant, elle est un jalon important de notre histoire et eut énormément de retentissement à l’époque.
Ce jour-là, trois tueurs abattent un député sur le pas de sa porte. Trois jours plus tard, ce parlementaire est accompagné par une foule de plus de trois cent mille personnes. Cet élu du peuple, c’est Julien Lahaut : tribun, ouvrier, député, président du Parti communiste. Cette foule, c’est la classe ouvrière tout entière venue rendre hommage à un de ses plus fidèles défenseurs. Ces tueurs, ce sont des léopoldistes. Officiellement « inconnus », nous savons cependant à présent qui étaient les assassins.
Pour bien comprendre ce geste et les raisons tant de son retentissement à l’époque que de son impunité et de son oubli, il faut remonter soixante-six ans en arrière. Le 6 septembre 1884, à Seraing, Julien Lahaut vient au monde dans une famille d’ouvriers dont le père a été licencié des usines Cockerill pour ses activités politiques. Un enfant d’ouvrier sérésien avait alors son avenir tout tracé. C’est ainsi que Lahaut entre à quatorze ans comme chaudronnier chez Cockerill. Très vite, le jeune homme comprend que la société dans laquelle il vit a besoin d’un sérieux changement. Ainsi en 1905, à vingt et un ans, il fonde avec Joseph Bondas le syndicat des métallurgistes de Seraing « Relève-toi ». En 1908, il devient le secrétaire permanent de la future Centrale des métallurgistes. Engagé dans la lutte pour la conquête du Suffrage Universel pur et simple, il connaît la prison pour la première fois en 1913.
Après la guerre 14-18, auquel il a participé en compagnie de Marcel Thiry dans le corps des autocanons envoyé en Russie, Julien Lahaut reprend ses activités syndicales. Mais le contexte a changé. Le Parti ouvrier belge (POB) est au pouvoir et la révolution russe a bouleversé, de manière durable, la face du monde. Surgit alors le tournant dans la vie de Lahaut : la grève d’Ougrée-Marihaye. Neuf mois de lutte en cette année 1921 pendant lesquels il sera constamment sur la brèche. Face à l’intransigeance patronale, le syndicat cherche le compromis puis décide l’arrêt de la grève. Mais les ouvriers continuent seuls un combat qu’ils perdent. La sanction pour Lahaut, qui a suivi et soutenu les travailleurs à l’encontre des instructions de ses dirigeants, est immédiate. Il est exclu du syndicat puis du Parti. Mais les ouvriers lui restent fidèles. Lahaut transforme alors le Comité de grève en Comité de défense syndicale, section locale des Chevaliers du travail, qui adhère à l’Internationale syndicale rouge (communiste). En 1923, à l’occasion du procès du « grand complot » engagé contre le jeune parti communiste, il adhère à celui-ci.
A partir de ce moment, « Noss’Julien » est le personnage populaire dont l’importance à Seraing est illustrée à merveille par le fait que son nom propre devient un nom commun utilisé, notamment, par la police : le « lahautisme ». Il est élu conseiller communal dès 1926, puis député en 1932 (il sortira de prison pour entrer au Parlement). Cette confiance des électeurs, il la gardera jusqu’en 1950, allant même jusqu’à mener la liste du PC à la victoire lors des élections communales de 1946. Antifasciste de la première heure, il aide l’Espagne républicaine. Au printemps 1941, lors de la « grève des 100 000 », il utilise sa position d’échevin ff pour relayer les revendications ouvrières auprès des secrétaires généraux allemands.
Mais à cinquante-sept ans, Julien Lahaut va traverser ce qui sera sûrement sa plus dure épreuve. Le 22 juin 1941, il est arrêté par les Allemands. Ayant échoué dans ses tentatives d’évasion de la forteresse de Huy, il est déporté à Neuengamme avant d’être transféré à Mauthausen. Son courage et sa résistance dans les camps feront qu’on dira de lui qu’ « il était un homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun ». Sauvé par la capitulation, il reprend ses activités politiques après une courte hospitalisation.
Président du Parti communiste belge (PCB) à partir de 1946, Lahaut se lance à corps perdu dans le combat contre le retour de Léopold III. Le sommet de cette lutte sera atteint lors de la grève insurrectionnelle de juillet 1950 qui coûtera la vie à quatre ouvriers à Grâce-Berleur et qui s’arrête alors que les forces de la classe ouvrière entament une marche sur Bruxelles.
Le jour de la prestation de serment du prince Baudouin, un cri, faussement attribué à Lahaut, fuse des bancs du Parti communiste : « Vive la République ». Deux remarques à propos de cette phrase qui servira de prétexte aux assassins de Julien Lahaut. Tout d’abord, il est quasi certain que c’est l’ensemble du groupe communiste qui s’était mis d’accord pour prononcer le cri. Ensuite, il faut bien s’interroger sur l’importance de la revendication républicaine. A la lumière de débats qui se sont déroulés à l’occasion du 50e anniversaire de la question royale, il apparaît que la République n’est revendiquée que sur la toute fin de la grève essentiellement par le PCB. Quand au Parti socialiste, qui avait soutenu le Régent, il n’a jamais eu réellement l’intention de profiter de l’opposition à la personne de Léopold III pour changer un régime belge qui lui convient.
Le 18 août 1950, un homme qui allait fêter ses soixante-six ans est assassiné pour ce qu’il représente – un communisme populaire et triomphant – plus que pour une phrase prétexte. Et il est dommage de constater, à la vue des échos médiatiques d’août et novembre 2000, que ses assassins ont parfaitement réalisé leur mission : le mythe et le souvenir occultent largement la vraie figure d’un ouvrier qui n’a jamais trahi sa classe.
Première actualisation de ce message : Début décembre 2007, les journaux belges ont reparlé de l'assassinat de Julien Lahaut en reprenant un "scoop" de la chaîne flamande Canvas qui révélait le nom de l'assassin. Il s'agirait donc d'un habitant de Hal. En fait de scoop, il ne fait que confirmer ce que disait le Parti Communiste au lendemain de l'assassinat et que précisait le livre de Rudi Van Doorslaer et Etienne Verhoeyen en 1985 : ce sont les milieux de l'extrême droite léopoldiste qui ont agi dans un contexte de tension anticommuniste général en Europe fin des années 40 - début des années 50

Deuxième actualisation de ce message: Le mercredi 5 novembre 2008, la Commission de la Justice du Sénat se penchait sur deux propositions de loi concernant l’assassinat de Julien Lahaut le 18 août 1950.
La première proposition était la demande de mise en place d’une Commission d’enquête Julien Lahaut, composée de huit sénateurs, chargés de faire la lumière sur son assassinat ainsi que sur les dysfonctionnements de l'enquête.
Cette proposition portée notamment par le Sénateur Josy Dubié correspond à celle formulée dès 2000 par le Parti Communiste et soutenue par de plus de 200 personnalités politiques, syndicales, et associatives belges. Las, plusieurs membres de la Commission de la Justice, parmi lesquelles le sénateur, mais également baron, Françis Delpérée, ont jugé utile de bloquer celle-ci..
L'autre proposition, moins ambitieuse, visait à demander une étude scientifique préalable au CEGES. Cette proposition est passée avec un délai de réalisation de 6 mois. Affaire à suivre.
Troisième actualisation de ce message
Et donc, finalement, même la proposition la moins ambitieuse est de trop pour notre démocratie parlementaire belge. En effet la ministre Sabine Laruelle (MR) vient de prétexter ce 17 septembre 2009 le coût financier pour annuler l'étude du CEGES. Le sujet est cependant encore loin d'être clos, puisqu'un sénateur (pourtant CD&V) est revenu à la charge une semaine après, soulignant notamment que la somme annoncée pour l'étude, soit 800.000 euros étaient très largement surévaluées. (voir La Libre du 24.09.09)
Quatrième actualisation de ce message
Ce mercredi 15 octobre 2009, une série de personnalités ont publié une carte blanche dans Le Soir réclamant que l'étude du CEGES soit réalisée afin que toute la lumière soit enfin faite sur cet assassinat politique. Je m'associe pleinement à cette carte blanche en la publiant ici
Cinquième actualisation de ce message
Le vendredi 13 novembre 2009, Véronique De Keyser a lancé une souscription destinée à permettre l'enquête sur le meurtre de Julien Lahaut et ainsi contourner la mauvaise volonté politique. Voir ici
Sixième actualisation de ce message
A l'occasion du 60e anniversaire de l'assassinat de Julien Lahaut, l'historien Jules Pirlot a publié une biographie intitulée Julien Lahaut vivant ! dont vous pourrez trouver une recension ici
Septième actualisation de ce message
Le 15 octobre 2011 La Libre publiait une tribune d'un collectif réclamant que les moyens soient mis en œuvre pour  résoudre les questions autour de l'assassinat de Julien Lahaut. Voir le texte ici
Huitième actualisation de ce message
La Libre a révélé ce 2 juin 2012 que les historiens travaillant sur l'enquête concernant le l'assassinat de Julien Lahaut tendait à confirmer la piste du complot anticommuniste. Voir ici
Neuvième actualisation de ce message
Les médias ont relayé le 12 mai 2015 la publication de l'ouvrage de conclusion de l'enquête des historiens. Voir ici

samedi 4 août 2007

Démarche de l'après-croissance

Du 14 juillet au 8 août se déroule une marche entre Maubeuge et Liège intitulée "Démarche de l'après-croissance" organisée par le collectif des démarcheurs. Cette initiative s'inscrit dans une série d'initiatives visant à questionner nos modes de vie et de consommation en lien avec le concept de décroissance.
C'est dans le cadre des rencontres entre hôtes, marcheurs et habitants à partir d’ateliers d’échanges, de débats, de témoignages, de musique et de festivités organisés à chaque étape de la marche que je participerai le lundi 6 août à 19h30 à la Ferme Louis LAROCK (Rue Duchêne 12 - 4120 ROTHEUX) à une table ronde sur les "outils de l'alternative". J'y introduirai la question de la "Réduction du temps de travail" (voir le texte La réduction du temps de travail comme schibboleth du Mouvement Le Ressort) tandis que Michèle Gilkinet du Groupe de réflexion et d'action pour une politique écologique (GRAPPE) y parlera des "monnaies locales".
Le lendemain, c'est au Sart-Tilman (en fonction de la météo aux homes du Sart-Tilman, chemin du Trèfle ou à la faculté vétérinaire, amphi Thiernesse) que François Schreuer (sur "garantir le revenu") et Hugues Croiben (sur les "Services d'échanges locaux") introduiront la discussion.
Et enfin le mercredi 8 ce sera, au FC Thiers à Liège (rue Haut des Tawes à Lantin) à partir de 19h30, du théâtre action par les démarcheurs et la projection du film de Jean Druon "Alerte à Babylone" suivi par une discussion ouverte.

Compte rendu de la soirée:

Une bonne septantaine de personnes étaient rassemblées à la ferme Louis Larock ce 6 août au soir, dont une immense majorité de marcheurs qui avaient installés leur campement de tentes dans le pré tout proche. L’échange sur les outils de l’alternative s’est déroulé dans la grange, le groupe étant installé en grand cercle sur les bottes de foin. Nous étions finalement trois à intervenir puisque l’expérience des Groupes d’Achats Communs (GAC) était également présentée. Ce complément était d’autant plus pertinent qu’un GAC se réunit dans cette ferme le lundi soir… et que nous étions justement un lundi, ce qui a renforcé le public présent.
Dans une ambiance très sympathique, nous avons chacun introduit très brièvement le thème pour lequel nous étions venus puis les organisateurs ont privilégié la formule des ateliers. Trois groupes se sont donc répartis dans la grange. La distribution du temps de parole fut autogérée. Pas de monologue, pas de coupure… bref un climat d’échanges rarement rencontrés. J’ai donc très vite décidé de laisser l’échange se dérouler et de ne pas prendre un rôle de « conférencier », pas même réellement de « personnes ressources ». Ce positionnement fut d’autant plus simple à prendre qu’il n’y eu pas de réels questions sur la réduction du temps de travail (faisabilité, coût…), la discussion partant quasi immédiatement sur le besoin de sortir du système capitaliste et non de trouver des solutions en son sein. La centralité du travail dans nos vies fut profondément remise en cause et le thème – inévitable dans ce type de débat – de l’allocation universelle a été rapidement mis sur le tapis. Bref si tous étaient d’accords que réduire le temps de travail pouvaient permettre une forme de redistribution des richesses, il était surtout important de profiter du temps libéré pour s’investir dans l’action citoyenne et donc qu’une réduction significative du temps de travail devait s’accompagner d’une réelle politique d’éducation populaire. La thématique de la RTT fut donc surtout un déclencheur d’une discussion sur le travail, sur ce que la majorité de la petite vingtaine de personnes ayant participé à l’atelier considéraient clairement comme une nouvelle forme d’esclavage. Sur la RTT proprement dite, que l’on a quand même un peu abordée, deux points ont faits débats. Premièrement la nécessiter de réclamer directement le passage à 3 jours/semaine et non à 32 heures en 4 jours (avec embauche compensatoire et sans perte de salaire bien entendu). Deuxièmement la prédilection pour des choix individuels des gens. Ce dernier point était loin de faire consensus, plusieurs personnes (moi le premier) relevant le danger de ne pas passer par des revendications et des applications collectives.
Un délai d’une heure de discussion parfaitement respecté et il était temps pour les marcheurs de passer à table pour un repas en parfaite adéquation avec les valeurs défendues puisqu’il était bio et à partir des produits de la ferme. Et les discussions de reprendre de plus belles toujours assis sur la paille et toujours dans une ambiance malheureusement exceptionnelle (malheureusement car trop peu souvent présente) de réelles écoutes, de grandes tolérances et de ce qui – d’un extérieur comme moi – semblait être un modèle d’autogestion ou chaque acte était pensé pour être une application concrète des idées défendues. Bref, bonne ambiance, bon débat, retour vers minuit… ne manquait qu’une bonne petite bière bio.

vendredi 3 août 2007

Précisions sur ce blog

Après deux semaines d’existences, il me semble intéressant de faire le point sur ce blog. Sa raison d’être et son fonctionnement.

Sa raison d’être d’abord. J’ai créé ce blog car j’étais incapable de créer un site Internet au vu de mes connaissances et du temps que j’étais prêt à investir. Mais mon idée n’était, et n’est toujours pas, de venir raconter ma vie chaque jour ou de faire de petits billets d’humeurs. Il s’agit surtout de donner une visibilité accrue à des textes que je publie sous une version papier que je continue à privilégier et à préférer (appel au passage, les personnes voulant reproduire un de mes textes ne doivent pas hésiter. Deux conditions : 1° mentionner la source, 2° me prévenir et, si c’est dans une version papier, avoir la gentillesse de m’en envoyer un exemplaire). Après quelques tâtonnements la transposition des textes me satisfait, à une exception notable : je n’ai pas réussi à programmer les notes de références. Concernant la fréquentation, point non négligeable puisque la raison première de mettre mes textes en lignes est qu’ils soient lus par le plus grand nombre de gens, je n’ai placé un outil statistique qu’après plus d’une semaine. Les 6 premiers jours me donnent un résultat que je considère comme très encourageant : 75 visites et près de 200 pages lues. Un seul problème : je n’arrive pas à déterminer précisément les textes visionnés. Ces données me motivent à placer sur ce blog des textes originaux. Deux ont ainsi déjà été publiés la semaine dernière : Le Chant des partisans et La négation des luttes sociales et d’autres suivront. Au niveau des commentaires par contre, c’est le calme plat.

Cela m’amène à aborder le fonctionnement de ce blog. Certains lecteurs attentifs l’ont peut-être remarqués, mes textes n’apparaissent pas dans l’ordre chronologique de leur publication sur Internet. J’utilise en effet une des subtilités de blogspot pour modifier la date de publication et « antidater » certains de mes posts. Les dates renseignées sont donc celles de la publication en format papier, si celle-ci existe, ce qui explique notamment que les archives remontes bien avant juillet 2007. J’utilise également cette fonction pour maintenir en évidence des textes et empêcher que ceux-ci ne soient pas rejetés plus loin par la publication d’un texte plus récent… et donc ne pas être obligé d’attendre avant d’actualiser ce blog. J’utiliserai surtout cette technique pour l’annonce de mes interventions. Concernant ces dernières, j’en ferai systématiquement une recension plus ou moins courte qui prendra place à la suite du texte de l’annonce pour ne constituer qu’un seul et même texte. Je suis conscient que ce mode de fonctionnement ne correspond pas à l’esprit « blog » mais il me semble à long terme plus cohérent et permettra une consultation ultérieure plus simple et plus complète.

En résumé et pour faire bref, ce n’est pas parce que le premier message n’a pas changé depuis votre dernière visite que le site n’a pas été actualisé.